Par David Pommier
Photographe de mariage entre Lyon et l’Asie.
DAVID
Je ne suis pas très doué pour faire semblant.
Je m’appelle David.
Je suis photographe, mari, père, voyageur, parfois insomniaque, souvent curieux.
Je vis à Lyon et je passe une partie de mes hivers en Asie ou à Berlin.
J’aime les villes qui ne dorment pas, les bars où on finit par parler avec des inconnus, les départs improvisés, les concerts trop forts, les longues discussions, les nuits qui débordent et les matins où on se demande pourquoi on est encore debout.
Je photographie les gens.
Probablement parce que je les regarde beaucoup.
Et parce que je trouve leur bordel infiniment plus intéressant que la perfection.
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TOUT ÇA, C’EST MOI
Je ne suis pas seulement le mec qui arrive avec deux appareils autour du cou le samedi matin.
Je suis aussi celui qui peut passer trois heures à marcher dans une ville sans vraiment savoir où il va.
Celui qui prépare déjà son prochain voyage alors qu’il vient à peine de rentrer.
Celui qui écoute de la musique quasiment tout le temps.
Celui qui aime autant un dîner tranquille qu’une nuit qui part complètement en vrille.
J’ai besoin de mouvement.
Pas forcément de courir partout.
Mais de sentir que quelque chose se passe.
Dans la vie comme dans mes images.
J’AI LONGTEMPS REGARDÉ LE MONDE À TRAVERS UN VISEUR
J’étais plutôt timide.
Pas vraiment le genre de mec qui entre dans une pièce en prenant toute la place.
L’appareil photo m’a donné une drôle de manière d’être avec les autres.
Je pouvais observer sans avoir besoin de parler.
Regarder les gens.
Comprendre leurs gestes.
Leurs silences.
Leurs façons de se tenir ensemble.
Puis un jour, j’ai compris que je ne voulais plus seulement regarder.
Je voulais raconter.
AVANT LA PHOTO, J’AI FAIT AUTRE CHOSE
J’ai été manager.
J’ai travaillé dans la mode.
J’ai lancé un journal local.
J’ai fait plein de choses qui, sur le papier, n’ont pas grand-chose à voir avec la photographie.
En réalité, tout m’a servi.
Comprendre les gens.
Écouter.
Observer.
Faire avec ce qu’on a.
S’adapter.
Et surtout comprendre une chose :
je ne suis vraiment bien que lorsque je suis libre.
UN JOUR, QUELQU’UN M’A DIT : « PHOTOGRAPHIE. »
J’étais dans un bar avec Didier.
Un type imprévisible, intense, avec qui il se passait toujours quelque chose.
Il a désigné une femme qu’on croisait régulièrement.
Il l’a installée sur un tabouret, devant une baie vitrée.
Puis il m’a regardé et m’a dit, en gros :
« Vas-y. Fais ce pourquoi tu es fait. »
J’ai pris mon appareil.
Et quelque chose s’est débloqué.
Je n’ai pas découvert la photographie ce jour-là.
J’ai découvert pourquoi je voulais photographier.
Les gens.
TOUT EST POSSIBLE
Un photographe mexicain m’a un jour dit :
« Todo es posible. » Tout est possible.
J’ai gardé cette phrase.
Pas comme une jolie citation à mettre sur un mur.
Plutôt comme une règle de vie.
Changer de métier.
Partir.
Revenir.
Aimer quelqu’un.
Recommencer.
Prendre un avion.
Dire non.
Dire oui.
Faire autrement.
On n’a pas toujours besoin d’une bonne raison.
Parfois, il faut simplement essayer.
PHOTOGRAPHIER LES GENS, C’EST AUSSI PHOTOGRAPHIER LE TEMPS
J’ai perdu des gens.
J’ai vu des souvenirs disparaître.
Et j’ai compris assez tôt que la mémoire est une drôle de chose.
Elle garde parfois un détail minuscule et efface tout le reste.
Une voix.
Une odeur.
Une façon de rire.
Un visage.
Une journée entière dont il ne reste presque rien.
La photographie peut retenir une partie de tout ça.
Pas la vie.
Pas le temps.
Mais une trace.
Et moi, je refuse assez facilement qu’on oublie.
ET LA PHOTOGRAPHIE LÀ-DEDANS ?
Elle est partout.
Dans mes voyages.
Dans mes rencontres.
Dans mes obsessions.
Dans les gens que je croise.
Dans les endroits où je traîne.
Dans les nuits trop longues.
Dans les matins tranquilles.
Je ne cherche pas à avoir un regard différent pour chaque projet.
J’ai un regard.
Et je l’emmène partout.
DE LYON À BANGKOK
Je suis un citadin qui aime la jungle.
J’aime les grandes villes, les ruelles, les marchés, les cafés, les endroits où personne ne me connaît.
Lyon est ma base.
C’est ici que j’ai construit ma vie, ma famille, mon travail.
Mais j’ai toujours eu envie d’aller voir ailleurs.
L’Europe de l’Est m’a longtemps attiré. Berlin toujours.
Puis l’Asie est arrivée.
La Thaïlande d’abord.
Et depuis, je reviens.
Encore.
Et encore.
Parce que quelque chose là-bas me fait du bien.
La lumière.
Le bruit.
La chaleur.
La liberté.
La manière dont la vie peut simplement se dérouler dehors, dans la rue, au milieu des autres.
JE PHOTOGRAPHIE DES MARIAGES, MAIS PAS SEULEMENT DES MARIAGES
Un mariage est un endroit assez incroyable pour observer les humains.
Pendant une journée, plusieurs générations se retrouvent au même endroit.
Les gens s’aiment.
Se retrouvent.
Se disputent parfois.
Boivent.
Dansent.
Pleureront.
Rient trop fort.
Et ressortent avec quelques histoires qu’ils raconteront pendant des années.
Moi, je suis là au milieu.
J’observe.
Je participe parfois.
Je photographie beaucoup.
Et j’essaie de ne rien rater.
LES GENS RESTENT
C’est peut-être ce que j’aime le plus dans ce métier.
Une fois le mariage terminé, il arrive que les gens restent.
Des couples qui m’écrivent encore.
Des bières partagées des années plus tard.
Des invitations.
Des nouvelles.
Des conseils de voyage qu’on me demande.
Des enfants que je vois grandir.
Et parfois, je me retrouve invité à un baptême alors que tout avait commencé par un appareil photo.
C’est assez chouette.
Parce qu’au fond, je ne collectionne pas seulement des images.
Je collectionne des rencontres.
ALORS, QUI EST DAVID ?
Un photographe.
Oui.
Mais ce serait un peu court.
Je suis un mec qui aime regarder les gens vivre.
Qui aime partir.
Qui aime revenir.
Qui aime apprendre.
Qui aime les nuits.
Qui aime les histoires.
Qui aime sa famille.
Qui aime être surpris.
Et qui n’a toujours pas très envie de vivre une vie parfaitement normale.
Ça tombe bien.
Je ne suis pas certain que ça existe.
ET MAINTENANT ?
Si tu es arrivé jusqu’ici, tu sais probablement déjà un peu mieux qui est derrière l’appareil.
Si tu veux parler de photographie, de mariage, de voyage ou simplement savoir si le courant peut passer entre nous :
écris-moi.
Je préfère largement une vraie conversation à un formulaire rempli à moitié.
Et si tu veux d’abord voir ce que tout ça donne en images :








