Berlin, je fais ce que j’ai envie de faire
Je reviens de Berlin.
J’y retourne régulièrement, et je sais exactement pourquoi.
Je ne vais pas à Berlin pour visiter la ville. Je connais déjà les endroits où j’ai envie d’aller. Je ne cherche pas un musée, une jolie rue ou le dernier restaurant à la mode. Quand je réserve un billet pour Berlin, j’ai une idée beaucoup plus simple en tête : faire la fête, baiser, danser, regarder les gens et vivre quelques jours sans me retenir.
C’est une partie de moi que je ne montre pas forcément tous les jours.
Mais elle existe. Et elle est bien réelle.
Pourquoi je retourne toujours à Berlin
Quand je réserve un billet pour Berlin, je sais très bien ce que j’ai envie de faire.
Je veux sortir. Danser. Mettre une tenue que je n’aurais pas forcément envie de porter dans la rue à Lyon. Voir des corps. Être entouré de gens qui assument les leurs. Regarder, être regardé, désirer. Parfois baiser. Parfois simplement danser pendant des heures et rentrer épuisé.
Je ne cherche pas une expérience spirituelle derrière tout ça.
J’aime ça.
C’est une raison suffisante.
Je crois même que c’est devenu assez rare de pouvoir dire simplement qu’on aime quelque chose sans chercher immédiatement à lui trouver une justification.
Alors je mets mon tee-shirt mesh, mon cuir, mes bottes. Je sais que le reste de la tenue disparaîtra probablement dans la nuit. Je me regarde dans le miroir de l’ascenseur et je pars.
À ce moment-là, quelque chose commence déjà.
Je n’ai encore rien fait, mais je sais que je vais pouvoir suivre mes envies.
Et ça me plaît énormément.
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À Berlin, je laisse mon corps décider
Au KitKat, je peux passer une soirée entière à danser sans penser à autre chose.
La musique est forte, les corps sont proches, la chaleur monte. Certains sont nus, d’autres presque nus, certains ont passé une heure à construire une tenue incroyable. Je regarde tout ça avec plaisir. Pas forcément avec excitation.
C’est important pour moi.
Je peux regarder deux personnes baiser sans avoir envie de les rejoindre. Je peux trouver quelqu’un très beau sans vouloir le toucher. Je peux être attiré par un corps, puis l’oublier quelques secondes plus tard parce qu’une musique me donne simplement envie de danser.
Je laisse les choses arriver.
C’est mon corps qui décide.
Parfois l’envie sexuelle arrive. Alors je la suis aussi.
Avec Castille, nous pouvons nous chercher au milieu de la foule, nous embrasser, nous toucher, continuer à danser, puis nous retrouver un peu plus loin. Parfois nous faisons l’amour au milieu des autres. Parfois nous ne faisons rien. Parfois quelqu’un nous regarde, parfois nous regardons.
Il n’y a pas de scénario.
C’est justement ce qui me plaît.
Je ne sais pas ce que je vais avoir envie de faire dans une heure.
Je n’ai pas besoin de le savoir.
Faire ce dont j’ai envie, simplement
C’est probablement ce que je viens chercher le plus à Berlin.
Pendant quelques jours, je ne négocie presque plus avec moi-même.
Je n’ai pas besoin de me demander si cette envie est raisonnable, convenable ou pertinente. Je n’ai pas besoin de réfléchir à l’image que je donne ou à ce que quelqu’un pourrait penser de moi.
Je regarde.
Je ressens.
J’ai envie.
Je vois si l’autre en a envie aussi.
Et ensuite, on fait ou on ne fait pas.
C’est très simple.
Cette simplicité me fascine.
Parce que dans la vie normale, on réfléchit énormément. On anticipe. On se contrôle. On imagine le regard des autres avant même qu’ils aient regardé.
À Berlin, dans ces endroits-là, je peux arrêter tout ça.
Pas parce que les gens ont perdu leurs limites. Au contraire. Les codes sont très présents. Ils sont simplement différents. Chacun sait qu’il peut faire beaucoup de choses, mais que l’autre reste libre de dire non.
Cette liberté-là me permet d’aller plus loin dans la mienne.
Berlin, le sexe sans avoir à se cacher
Le sexe fait partie de ce que je viens chercher à Berlin.
Je ne vais pas faire semblant du contraire.
J’aime regarder. J’aime être regardé. J’aime le désir. J’aime les corps. J’aime parfois participer et parfois simplement rester là, au milieu de tout ça.
J’aime aussi cette proximité que je ne retrouve pas ailleurs.
Des couples baisent à quelques mètres de nous. Parfois juste à côté. Les regards se croisent. Une femme peut regarder Castille, je peux regarder son compagnon. Quelqu’un peut nous regarder pendant que nous faisons l’amour.
Et puis tout le monde continue sa soirée.
Il n’y a pas forcément de rencontre derrière chaque regard.
Il n’y a pas forcément de sexe derrière chaque désir.
Mais tout peut exister au même endroit.
C’est ça que j’aime.
Un corps peut être nu sans que ce soit un événement. Un couple peut faire l’amour sans avoir besoin de disparaître. Quelqu’un peut regarder sans participer. Quelqu’un peut participer sans être regardé.
Et chacun reste libre.
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Regarder, être regardé, participer
Je passe beaucoup de temps à regarder les gens.
Les corps, évidemment. Les vêtements. Les façons de danser. Les regards entre deux personnes qui se désirent. Les couples qui se touchent. Les gens qui baisent autour de moi.
Mais je ne suis pas seulement spectateur.
J’aime aussi être regardé.
J’aime savoir qu’un corps peut attirer un regard. J’aime sentir qu’on me regarde quand je danse dans ma tenue en cuir. J’aime cette petite tension qui peut apparaître entre deux personnes sans qu’il soit nécessaire d’aller plus loin.
Je peux être très masculin dans ma façon d’être et porter quelques minutes plus tard un tablier de cuir qui ressemble presque à une jupe.
Je peux montrer davantage mon corps.
Je peux me sentir sexy.
Je peux être regardé.
Et je peux simplement continuer à danser.
Je n’ai pas besoin de définir ce que ça signifie.
Je le fais parce que j’aime ça.
Pourquoi je me sens aussi libre à Berlin
Ce qui rend tout cela possible, ce n’est pas seulement la présence de clubs où l’on peut faire beaucoup de choses.
C’est l’ambiance autour.
Je me sens en sécurité. Castille aussi. Nous pouvons nous perdre de vue quelques minutes, chacun vivre sa soirée, puis nous retrouver sans cette inquiétude qui peut parfois accompagner ce genre d’endroit ailleurs.
Les gens connaissent les codes.
Un oui est un oui. Un non est un non. Un regard peut être un regard.
Et on continue.
Cette simplicité change beaucoup de choses.
Elle permet de laisser ses envies prendre de la place sans avoir peur de celles des autres.
C’est probablement pour ça que je peux être aussi libre là-bas.
Memory Architect
Je ne cherche pas à devenir quelqu’un d’autre
Je ne deviens pas quelqu’un d’autre à Berlin.
Je suis toujours le même David.
J’aime ma vie. J’aime Castille. J’aime ma famille. J’aime mon travail. J’aime rentrer chez moi.
Mais il existe une partie de moi qui prend beaucoup plus de place là-bas.
Je suis profondément libre. J’aime le sexe, les corps, la nudité, la fête, le désir, être regardé et regarder.
Je n’ai pas besoin de trouver une autre explication.
Je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit.
Je sais simplement ce qui me plaît.
Et quand j’en ai envie, j’ai envie de le vivre.
C’est peut-être ça que Berlin m’apporte.
Pas une nouvelle philosophie.
Pas une transformation.
Juste un endroit où je peux laisser cette partie de moi vivre pleinement pendant quelques jours.
Je reviendrai à Berlin
Je sais ce que je vais y trouver.
Des nuits longues, des corps, du sexe, de la musique, Castille, du cuir, de la sueur, des regards.
Mais surtout cette sensation rare de sortir de chez moi en sachant que tout est possible.
Je peux danser.
Je peux regarder.
Je peux être regardé.
Je peux désirer.
Je peux baiser.
Je peux ne rien faire.
Je peux simplement suivre ce que mon corps me raconte.
Et après quelques heures, je rentre épuisé, heureux, parfois encore excité, avec cette sensation d’avoir vraiment vécu ma nuit.
C’est pour ça que j’aime Berlin.
Pas parce que la ville me rend libre.
Parce qu’elle me laisse l’être.
Tu te maries bientôt ?
Que ce soit à Lyon, Paris ou à l’autre bout du monde, je suis prêt à te suivre là où ton histoire nous mène ! Même la Croatie..
On s’appelle, on se raconte ?








